L’eau : ma priorité absolue

Parce que le parallèle entre notre planète et notre organisme est plus qu’évident ! La planète est recouverte de 60 à 75 % d’eau salée et 3 % d’eau douce…L’eau est un élément fondamental pour la vie humaine, représentant environ 60 % du poids corporel d’un adulte et jusqu’à 75% chez un nouveau-né. En raison de son rôle essentiel dans les fonctions physiologiques, la qualité de l’eau de boisson est un sujet de préoccupation grandissant et primordial pour les consommateurs. Une consommation régulière d’eau contaminée peut entraîner des maladies gastrointestinales, des infections et des problèmes de développement et à l’inverse, une eau de bonne qualité peut contribuer à l’hydratation optimale, à la prévention des maladies et même à la santé cognitive. Petit tour d’horizon sur notre possible approvisionnement en eau potable L’ eau de pluie L’eau de pluie est elle propre à la consommation ? Tombée du ciel l’eau de pluie est « gratuite » et très faiblement minéralisée. Elle peut à l’inverse contenir des traces de polluants, de pollens, poussières, moisissures et transporter toutes sortes de particules…en quantité plus ou moins significative selon les zones de collecte. Il est donc vivement conseillé de procéder à une première étape de décantation, puis de filtration soigneuse avec certains procédés (cf. plus bas) pour retenir les éléments grossiers, produits chimiques et de terminer par la phase d’ébullition afin d’éliminer tous les agents pathogènes. Une utilisation qui semble contraignante et ne peut s’effectuer dans l’urgence et nécessiterait une organisation préalable et un mode de stockage adéquat. Il reste donc plus raisonnable de la réserver pour une utilisation au jardin. L’ eau du robinet En théorie sous contrôle Selon l’OMS, l’eau potable doit avoir une concentration minimale en minéraux essentiels, tels que le calcium et le magnésium, mais ne doit pas contenir de niveaux nocifs de contaminants, comme le plomb, les nitrates ou les pesticides (OMS, 2017) En France, la qualité de l’eau du robinet est régie par le Code de la Santé Publique (CSP), qui impose des contrôles réguliers sur la présence de contaminants microbiologiques et chimiques (Ministère des Solidarités et de la Santé, 2020). En outre, le pH de l’eau est un élément à ne pas négliger. Une eau trop acide ou trop alcaline peut avoir des effets sur l’absorption des nutriments et sur la santé dentaire. L’OMS recommande un pH compris entre 6,5 et 8,5 pour une eau potable de qualité. PFAS et autres polluants dans nos verres De récentes études ont démontré le niveau effrayant de contamination des eaux du robinet par les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), il s’agit de substances chimiques utilisées dans l’industrie. Appelés également polluants éternels, les PFAS ne peuvent pas s’éliminer et se stockent dans l’organisme…et plus récemment, des conduits contaminés par un agent cancérogène issu de la dégradation des conduits en PVC installés dans les années 70 … plus de 600.000 personnes concernées (0,5 microgrammes par litre d’eau)https://youtu.be/wRPuona0jcI?si=GFmteARVsHOdyWWV De récentes études ont même avancé que 43% des eaux de nos robinets sont ainsi souillées et d’après une enquête révélée par Radio France, plus de 23 000 sites en Europe sont déjà contaminés aux PFAS ! De nombreux scandales et articles dans la presse décrient ce sujet extrêmement préoccupant. De l’ eau en bouteille Une idée du budget ? Pour une famille de 4 personnes, le budget eau potable pour la boisson avoisine les 25 à 30 € le pack d’eau et la bascule du taux de TVA de 5 % à 20 % sur les bouteilles d’eau ne va pas arranger les choses ! Nous connaissons tous la corvée de les porter et de les trier. Néanmoins il ne s’agit que d’une eau de boisson qui n’est bien évidemment pas utilisé pour la cuisine. Sur le plan de l’environnement, le process de recyclage d’une bouteille de 1,5 l nécessite 4 litres d’eau ! L’eau en bouteille au bon gout de plastique !? Majoritairement en plastique, les taux de présence de microparticules en suspension et effrayant et certaines études ont montré qu’à raison de 5 g de microparticules par semaine, nous ingérons l’équivalent d’une carte bancaire par semaine pour une consommation de 1,5 l par jour / personne. Aujourd’hui, on retrouve même des particules dans le lait maternel ! Des scandales en cascade… Celui de Nestlé Water au printemps 2024 n’est pas pour nous rassurer ! N’ayant pas confiance en la qualité de leurs propres eaux, l’industriel a utilisé des bouchons traités par du charbon actif – pratique non autorisée surtout sans prévenir les consommateurs, sans oublier les pollutions à l’Escherichia coli qui avait provoqué le rapatriement de 2 millions de bouteilles. Les osmoseurs Un peu d’histoire sur son origine L’osmose inverse avait été étudiée par la NASA dans les années 50 pour que les astronautes puissent recycler leur transpiration et leur urine. Ce process permet d’éliminer jusqu’à 99 % des contaminants…mais les tous les minéraux également. Pour faire un raccourci explicite, on peut parler d’une eau certes pure mais de synthèse qui n’a « jamais existée » ou d’une eau totalement déminéralisée. Cette eau « ultrapure » est utilisée pour les hôpitaux et les laboratoires ainsi que dans l’industrie alimentaire où l’osmose inverse est utilisée pour la concentration des jus de fruits, la fabrication de lait en poudre, et même dans la production de bière (S. S. et al., 2017). En outre, ce processus est crucial pour la désalinisation des eaux marines, fournissant une source d’eau potable dans les régions arides et côtières où l’eau douce est rare (A. R. et al., 2019). Et quel est l’impact de son entretien ? La consommation d’énergie est très significative, particulièrement pour le pompage de l’eau à travers la membrane filtrante. De plus, les membranes d’osmose inverse peuvent se boucher, nécessitant un entretien régulier et un remplacement coûteux. Enfin, la gestion des eaux usées issues de ce processus représente un défi environnemental de taille. Les adoucisseurs d’eau Objectif : Eliminer le tartre et les traces du calcaire qui se déposent…Le principe est de bloquer les molécules responsables